Sur les sentiers du Monde

Le bidochon argentin

L’Argentin est un oiseau de nuit qui ne supporte pas le silence. Nous en avons fait les frais une nuit au camping de Cafayate.

Le bidochon argentin aime le camping. Mais ce qu’il aime par dessus tout c’est entasser sa tente sur les tentes déjà présentes. Puis il ouvre coffre et portières de sa voiture et met l’autoradio à son maximum. Enfin il peux s’assoir à l’ombre de sa tente et profiter pleinement toute l’après-midi de la quiétude de tous les autoradios à plein volume. La nuit tombe. Ce soir là, c’est le soir du carnaval. Dans toute la ville sont organisés concerts, spectacles et autres divertissements bien sonores. Mais le bidochon argentin, nous le comprendrons rapidement, préfère rester au camping pour faire la fête; que dis-je, pour faire du bruit. Une voiture ouvre ses portières et son coffre à l’entrée du camping et balance un son digne d’une sono dernier cri. Même les spots de couleur sont présents! D’autres voitures vont alors en faire autant, même si, il faut bien le reconnaître, leur volume est plus bas. Il est 22h. L’Argentin prépare ses grillades à nous faire pâlir d’envie, puis mange et fait du bruit. Commence alors une nuit des plus cauchemardesque pour les deux Français fatigués que nous sommes. Les voitures crachent leur musique, qui se mélange à celles des voitures des campings à côté. L’Argentin parle, braille, hurle, s’esclaffe, voire pète (petit cadeau spécial pour nous je pense). Lorsqu’il n’a pas de voiture, l’Argentin sort sa guitare pour nous jouer quelques airs absolument méconnaissable dans ce tintamarre. Au pire, il prend sa voix la plus (ou moins) mélodieuse et participe ainsi au raffut ambiant. Jusqu’à 6h du matin, nous avons droit à un concerto d’autoradios, de guitares, de chants, de braillements, et de ronflements (allez comprendre comment ils font…) qui se termine par un sketch, juste devant notre tente, de nos voisins de tente bourrés et évidemment bruyants.

Quelques petites envies de vengeance naissent dans nos têtes tandis que nous essayons de nous endormir enfin pour les 3 h de sommeil qu’il nous reste. Celles-ci seront vite anéanties par le bidochon argentin, qui, dès 8h, ouvre les portières de sa voiture… et braille!

Résultat : une nuit quasiment blanche, une humeur du matin digne des plus grands, et un départ précipité pour d’autres aventure loin de la foule et des événements organisés pour le carnaval. Nous avons passé depuis cette nuit fatidique une seule autre nuit en camping 😉

2 commentaires sur le post “Le bidochon argentin

  1. edith le a dit:

    quand je pense qu’ici le bruit des pigeons gênent Cath!!!

  2. ingrid le a dit:

    En tout cas,moi, je connais deux argentines qui ne font pas trop de bruit….(D’accord, elles sont en France pour le moment!!!!)

    Allez, vivement les nuits sauvages à la belle étoile qui vont sûrement vous faire regretter les camping argentin!!!!!

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