Sur les sentiers du Monde

Dans les profondeurs des Caraïbes

On en rêvait depuis quelques temps, nous y voilà enfin!
Nous sommes arrivés sur l’île d’Utila au nord du Honduras il y a une semaine, après avoir traversé le pays d’une traite (ou plutôt de deux traites parce que le premier jour, on s’est planté de direction avec le bus…). Nous ne nous sommes pas attardés dans les grandes villes, tout le monde nous a parlé du danger qui y existe.
Nous prenons le bateau à La Ceiba, ville sans intérêt si ce n’est que nous m’ avons trouvé (enfin) un maillot de bain!! youpi! C’est pas trop tôt, certes, mais il est très joli!

Nous arrivons à Utila en fin d’après-midi, sans trop d’infos pratiques sur les logements et les centres de plongée. Heureusement, une foule de racoleurs nous attend au port, et surprise : ils sont majoritairement blancs et parlent tous anglais…. Nous nous rendons très vite compte que l’île, qu’on pensait touristique, est en plus un vivier de gringos. Le Honduras devient un concept, l’espagnol un dialecte, les prix flambent, les anglophones sont rois; bref, tout ce qu’on aime. Tant pis, on reste, on se trouve un centre pour passer le PADI (formation de plongée qui a pour but de nous rendre autonome sous l’eau) et c’est parti!

Les cours ne commençant que le lundi, ça nous laisse le dimanche de libre et nous décidons de faire un peu de kayak et de « snorkeling» (ou masque-tuba), gracieusement prêtés par notre centre. Au fait, j’ai pas précisé, mais il faut savoir que je ne suis quasiment jamais allée à la mer parce que j’aime pas l’eau, j’aime pas le soleil, j’aime pas la chaleur, j’aime pas le sable, je déteste les algues, j’ai peur des poissons, et j’ai horreur des maillots de bain. Euh…. Qu’est-ce que je fais là, déjà??!
Comme il n’y a qu’un kayak, nous montons dedans à deux (ok, on sait maintenant que c’est pas malin), prenons un masque et un tuba avec nous et partons vers la plage de l’autre côté de la baie. Sauf qu’évidemment on est trop lourd et on coule au milieu du trajet. On perd, évidemment toujours, le masque et le tuba qui n’étaient pas accrochés, on ramasse le reste et on essaie de nager vers la rive. Sauf que je panique, que j’ai du mal à nager avec, dans les mains, la rame, la bouteille d’eau, la crème solaire et une tongue de Tom et que le kayak ne flotte pas beaucoup. Tom nous traine donc, le kayak et moi, jusqu’à la rive où nous attendent plein de crabes et des algues. Je finis par remonter sur la terre ferme (après une petite crise) et rentre à pied, pendant que Tom repart comme une balle en kayak au centre. Une fois là-bas, le ton monte un peu car ils nous ont dit qu’on pouvait aller à deux dans le kayak et veulent qu’on rembourse le masque et le tuba; mais tout finit par s’arranger, ils nous en font cadeau à condition qu’on vienne à la soirée organisée par le centre le soir même. Premier contact avec la mer un peu tendu!

Nous ne nous laissons pas démonter et repartons l’après-midi même avec des kits de snorkeling dans la baie, à pied cette fois! Ma première session commence de manière très comique : impossible de mettre le masque (on peut plus respirer par le nez), puis il y a les algues, et les poissons… Finalement, après beaucoup de patience de la part de Thomas, on arrive à s’éloigner, à rejoindre la barrière de corail et à admirer la vie sous l’eau. C’est magnifique! Il y a des poissons de toutes les formes et de toutes les couleurs, le corail, bien qu’un peu abîmé, est très joli…. Wouah! Ca fait bizarre de voir tout ça! Par contre, on a passé l’après-midi le dos au soleil et ça va se faire sentir pendant les trois jours suivants…

Le lendemain, nous commençons notre formation PADI. Le PADI a Utila, c’est, d’après ce qu’on nous a dit, le moins cher du monde : 260 $, logement compris, pour 4 jours de formation (soit une partie théorique en salle, puis 2 plongées dans le port à faible profondeur, 2 plongées à 12 m, 2 plongées à 18 m) et 2 plongées « gratuites». Nous apprenons la théorie en français heureusement, et nous faisons un perfect aux tests, malgré les mises en scènes débiles à l’américaine présentes dans les vidéos pédagogiques! Nous apprenons aussi que le but du PADI est, je cite, « de sortir de son trou, de rencontrer des gens cools et de faire des activités qu’elles sont trop bien». C’est ainsi que dans notre centre à gringos qui se la joue people, nous découvrons quelques spécimens de l’espèce humaine, comme le « blond», qui incarne le concept : blond (évidemment), cheveux longs, un peu enrobé, mais en T-shirt, on a l’impression qu’il est baraque, vend des space cake en soirée mais n’a pas la monnaie, et s’appelle Brad…. Ça ne peut pas s’inventer! Ou comme les trois pouffes qui vont plonger avec boucles d’oreilles, percing au nez, et surtout mascara; parce qu’il est très important d’avoir de jolis yeux derrière son masque horrible….

Notre instructrice est très sympa et très patiente et réussit à me faire descendre sous l’eau, ce qui n’était pas gagné d’avance. En plus, j’ai mal aux oreilles (mais on a trouvé une solution). Par contre, Thomas s’en sort à merveille et réussit tous les exercices du premier coup, par contre, il ne comprend rien à ce que l’instructrice lui raconte avec son accent anglais canadien hyper prononcé. Heureusement que je suis là pour lui traduire et que sous l’eau, on ne parle pas!

Au final, on a vu plein de jolis trucs comme des poissons de toutes les couleurs, une raie, un hippocampe (c’est trop mignon et ça s’accroche avec sa queue autour des petit arbres sous l’eau – je sais pas comme ils s’appellent, les petits arbres), des barracudas et même un requin!!!!!!!!
La plongée, c’est vraiment chouette, on a l’impression d’être dans un aquarium géant trop beau. Par contre, on respire comme dans un respirateur pour vieux, et c’est presque complètement débile parce qu’il faut apprendre à tirer la tronche tout le temps car dès qu’on sourit l’eau s’infiltre dans le masque et il faut le vider, ce qui fait rentrer l’eau dans le nez et ça pique.

En dehors de la plongée, l’île est très jolie, les plages sont magnifiques. Au niveau culturel, c’est zéro! On n’a pas du tout l’impression d’être en Amérique centrale. Tout le monde parle anglais, on en oublie notre espagnol… Les gringos sont partout, les resto sont chers, les cocktails sont mauvais. Bref pour nous ça a été semaine pâtes à la tomate dans la cuisine de l’hôtel, et petit cocktail apéro dans les bars donnant sur la mer quand même! Il fait une chaleur torride ici, la saison des pluies n’est pas encore là. C’est marrant parce que sur le continent c’est la drache quotidienne. On dégouline de transpiration, Thomas colle aux murs… On vit parmi les iguanes et les geckos. On est bercés par la terre qui danse le rock’n roll plusieurs fois par jour et, comme l’hôtel est sur pilotis, ça tangue bien (mais bon, c’est pas trop violent quand même, mais des fois ça donne le mal de mer).

On part demain, on a pas encore décidé où !

2 commentaires sur le post “Dans les profondeurs des Caraïbes

  1. edith le a dit:

    j’aime bien ces commentaires et je reconnais bien notre Cath qui n’aime pas l’eau… de mer !Je suis très surprise par ses progrès. Thomas doit vraiment avoir de la patience! En tout cas les photos sont belles et nous donnent une idée de ce que vous avez vu. Bises.

  2. monique et bernard duroux le a dit:

    juste un clin d oeil – nous vous suivons de près en rêve – que de beaux commentaires – nous vous souhaitons une suite magnifique et en prenons plein les yeux avec vos reportages et vos photos
    amicalement et bisous

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